Qui mieux que Hugo a décrit l'amour maternel ?
"Je vous dirai peut-être quelque jour
Quel lait pur, que de soins, que de voeux, que d'amour,
Prodigués pour ma vie en naissant condamnée,
M'ont fait deux fois l'enfant de ma mère obstinée,
Ange qui sur trois fils attachés à ses pas
Épandait son amour et ne mesurait pas !
Ô l'amour d'une mère ! amour que nul n'oublie !
Pain merveilleux qu'un dieu partage et multiplie !
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier !"
C'est un extrait du célèbre poème Ce siècle avait deux ans ... tiré du recueil Les feuilles d'automne, dans lequel Hugo évoque sa jeunesse. Ecrit le 23 juin 1830.

Si comme moi, vous aimez les belles lettres, les romanciers qui ont plus de 400 mots de vocabulaire et que vous avez aussi une passion pour les travaux d'aiguille, alors Dentelles d'encre est fait pour vous, un très sympathique blog avec un excellent principe : recenser les textes sur les ouvrages de dame dans la littérature.
Bonne lecture
Que d'hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller !
Friedrich Nietzsche
L'importance sans mérite obtient des égards sans estime.
Chamfort - Maximes et pensées
Une fois n'est pas coutume, en lieu et place d'une citation, un superbe poème d'Arthur Rimbaud, daté d'octobre 1870 et tiré du recueil le Cahier de Douai.
Le buffet
C'est un large buffet sculpté ; le chêne sombre,
Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens ;
Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre
Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants ;
Tout plein, c'est un fouillis de vieilles vieilleries,
De linges odorants et jaunes, de chiffons
De femmes ou d'enfants, de dentelles flétries,
De fichus de grand-mère où sont peints des griffons ;
- C'est là qu'on trouverait les médaillons, les mèches
De cheveux blancs ou blonds, les portraits, les fleurs sèches
Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits.
- Ô buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires,
Et tu voudrais conter tes contes, et tu bruis
Quand s'ouvrent lentement tes grandes portes noires.
L'on aime bien qu'une seule fois : c'est la première; les amours qui suivent sont moins involontaires.
La Bruyère - Les caractères
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